Renforcer l’impact de son magazine d’entreprise avec de « vraies » photos

Les entreprises se tournent souvent vers une banque d’images pour leur communication. Les photos d’un magazine d’entreprise devraient pourtant être aussi originales que le message qu’elles illustrent.

Les banques d’images sont un moyen très efficace d’illustrer un magazine d’entreprise à faible coût, et leurs photos sont plutôt bien perçues par le lectorat. Pourtant, si un homme politique ou une institution publique telle qu’une mairie y ont recours, la presse crie à la manipulation. On peut donc estimer que le public a deux niveaux de tolérance différents, selon qu’il se comporte en tant que citoyen ou en tant que client potentiel d’une offre commerciale. Au vu des déconvenues des personnalités politiques qui les ont utilisées, les banques d’images ne sont pas adaptées à leur communication. Mais les illustrations des magazines d’entreprise ne gagneraient-elles pas également à provenir d’une autre source ?

Les photos des banques d’images donnent en effet souvent une impression d’irréalité. Le public accepte la supercherie, mais n’est pas dupe. De plus, vous risquez à tout moment de les retrouver placardées sur plusieurs mètres le long des routes. Elles vanteront alors un produit grand public qui n’aura rien à voir avec votre activité… ce que ne manqueront pas de remarquer vos clients s’ils viennent à passer par là.

Un client

L’interview de ce client a nécessité une certaine dose de rewriting… Cette photo ne provient pas d’une banque d’images. L’aspect vintage a été obtenu par l’utilisation d’un objectif argentique sur un boîtier numérique et par un traitement noir et blanc à l’aide de l’outil de retouche C2G.

Une « vraie » photo, en revanche, n’aura pas l’aspect trop lisse des photos de studio et renforcera la crédibilité de l’entreprise. Les campagnes d’affichage de la SNCF pour inciter les usagers à modifier certains comportements sont efficaces parce qu’elles mettent en scène de véritables employés de l’entreprise ferroviaire. Elles auraient moins d’impact s’il s’agissait de figurants avec un je ne sais quoi d’anglo-saxon, la campagne étant destinée au public français.

Pour sortir du déjà vu, on peut tout d’abord se tourner vers le service de communication de la société sur laquelle porte un article. Il sera souvent heureux de fournir des clichés de ses produits, de ses locaux ou de ses équipes. Il est sinon peu onéreux de faire intervenir un photographe professionnel, par rapport au coût global de la publication. Pour les budgets très serrés, le rédacteur marketing, s’il a un bon niveau en photographie amateur, peut également effectuer lui-même les prises de vue. Il n’est aujourd’hui pas si difficile de faire une bonne photo : les outils, de la prise de vue à la retouche, se maîtrisent relativement facilement, si l’on ne met pas la barre trop haut, bien entendu.

Éolienne

Cette photo a été prise avec un appareil photo argentique compact d’entrée de gamme (d’où un fort vignettage, intéressant sur le plan esthétique, cependant). Le négatif a été numérisé en haute définition par un laboratoire. Le fichier au format TIFF a été retouché sous Gimp (dimensionnement à 609 pixels de large, accentuation de la netteté à 0,7 de rayon pour conserver un certain piqué à l’écran, effacement de taches sur le négatif à l’aide de l’outil de clonage et modification des courbes RVB rouge et bleu pour simuler le virage chimique du tirage au sélénium). Conseil personnel : pour ce genre de photos, veillez au préalable à demander au propriétaire du champ l’autorisation de grimper à son éolienne ;-)

Une alternative intéressante, notamment pour publier sur le Web ou à un rythme élevé, consiste à utiliser des images sous licence Creative Commons ou équivalente. C’est la solution adoptée par le site Owni. Les illustrations seront certainement plus originales que celles des banques d’images, qui fleurent généralement trop le studio. Il faudra cependant veiller à bien respecter les termes de la licence, qui impliquent la plupart du temps de mentionner l’auteur et de se limiter aux utilisations non commerciales. La définition de l’image risque en outre d’être insuffisante pour le print.

La technologie peut être photogénique

Dans le secteur des hautes technologies, dont l’activité est de plus en plus immatérielle, utiliser une « vraie » photo, c’est de plus l’occasion de quitter son univers virtuel et de donner à voir du concret. Ce qui est l’un des buts principaux d’un magazine d’entreprise, non ?





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